Le baptême

Un chrétien est un enfant de Dieu. Des parents chrétiens qui ont transmis la vie à leur enfant, et participent ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu, si c’est pour eux une joie d’être chrétiens, n’auront qu’une hâte : c’est de faire de leur enfant un enfant de Dieu.

Le baptême est le premier des sacrements. Il fait entrer dans le peuple de Dieu, dans la grande famille des chrétiens, et il donne accès à tous les autres sacrements.

C’est en faisant confiance aux parents, au parrain et à la marraine, en s’appuyant sur leur foi, que l’Église accorde le baptême aux petits enfants.

Les parents s’engagent alors fermement à donner une éducation chrétienne à leur enfant : il faudra bien, quand il en aura l’âge, qu’il soit catéchisé. Plus tard, lorsqu’il sera adolescent, l’enfant s’appropriera son baptême en prononçant sa Profession de Foi. Il dira lui-même le « je crois » du croyant.

Le baptême est une nouvelle naissance. Le baptisé, plongé dans l’eau baptismale ou submergé par elle, ressort de la fontaine baptismale comme le Christ ressuscité sort de son tombeau au matin de Pâques ; il est baptisé dans la mort et la résurrection du Christ.

Si l’on n’a pas été baptisé tout petit, le baptême peut encore être donné à l’âge du catéchisme, ou au sein d’une aumônerie de jeunes, ou encore à l’âge adulte. On peut être baptisé à tout âge. Il faut pour cela en parler à un prêtre ou au Service du catéchuménat.

Elle a pour but d’aider les parents à réfléchir au sens de leur démarche, à mieux comprendre le sens du sacrement du baptême et à préparer la célébration.

Il est habituellement proposé une ou deux rencontres avec l’équipe de préparation aux baptêmes.

Ils ont été formés pour accueillir de jeunes parents et les aider exprimer leur foi ou leurs doutes. Ils peuvent répondre aux questions que vous pouvez vous poser sur la foi en Jésus-Christ.

Une troisième rencontre est consacrée à la préparation de la cérémonie avec le prêtre ou le diacre.

Vous pouvez vous renseigner et faire votre demande lors de la permanence au presbytère, 14 rue St Jacques de lundi au samedi de 10h00-12h00.

L’accueil

Les parents expriment leur désir que leur enfant soit baptisé et le prêtre trace le signe de la croix sur le front du futur baptisé, les parents, le parrain et la marraine font ce même geste sur l’enfant.

La liturgie de la parole – La litanie des saints – La prière de délivrance

Après la lecture de la parole de Dieu, le prêtre explique ce qu’à travers ces textes, Dieu nous révèle du Baptême et en précise les exigences.

L’assemblée prie ensuite pour le nouveau baptisé, pour la communauté paroissiale et pour tout le peuple de Dieu. Puis, elle invoque les saints de tous les temps, c’est la litanie des saints. Enfin, le prêtre impose les mains sur le futur baptisé pour demander à Dieu de le libérer des forces du Mal : « Nous t’en prions humblement : par la passion de ton Fils et sa résurrection, arrache-le au pouvoir des ténèbres ; donne-lui la force du Christ, et garde-le tout au long de sa vie. »

Au baptistère

Le prêtre verse l’eau du baptême dans la cuve et la bénit.

Les parents, le parrain et la marraine s’engagent à lutter contre le mal en renonçant au péché et en proclamant leur foi en Dieu le Père, en son Fils Jésus Christ et en l’Esprit Saint.

Le prêtre verse alors par trois fois l’eau sur la tête de l’enfant en disant : « [Prénom], je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Toute l’assemblée chante pour exprimer sa joie.

Le nouveau baptisé est alors marqué du saint chrême (huile consacrée) pour qu’il demeure toujours dans le Christ.

L’enfant est ensuite revêtu d’un vêtement blanc pour signifier qu’il est une créature nouvelle dans le Christ.

Puis le prêtre allume un cierge au cierge pascal et le remet au parrain et à la marraine qui sont chargés de transmettre la lumière du Christ à leur filleul.

À l’autel

Tout le monde se rassemble pour dire le Notre Père, la prière des enfants de Dieu. Le prêtre bénit les parents du nouveau baptisé et tous ceux qui sont présents. Tous se tournent alors vers Marie pour lui confier le nouveau baptisé en récitant, par exemple, la prière du Je vous salue Marie. Les registres sont ensuite signés par les parents, le parrain et la marraine.

Traditionnellement les baptisés sont accompagnés par un parrain et une marraine. Ceux-ci ont plus qu’un rôle de témoin.

Ils ont pour mission d’accompagner l’enfant dans sa croissance d’enfant de Dieu. C’est la raison pour laquelle le parrain et la marraine doivent être baptisés et confirmés, ils doivent aussi être âgés de plus de 16 ans. Le parrain et la marraine peuvent être choisis parmi les membres de la famille ou parmi les amis proches. Ils doivent avoir une vie cohérente avec l’Église catholique.
L’un des deux peut être un chrétien d’une autre communauté (protestant, orthodoxe, etc.) dans ce cas, il sera témoin et signera le registre comme tel.

Leur rôle

 Soutenir et assister leur filleul : le rôle du parrain et de la marraine est « d’assister le futur baptisé et de faire en sorte qu’il mène plus tard une vie en accord avec son baptême et accomplisse fidèlement les obligations qui lui sont inhérentes » (Code de droit canonique §872). Les liens personnels, affectifs et éducatifs, tout au long de sa vie, et plus particulièrement durant la tumultueuse période de l’adolescence permettront au parrain et à la marraine d’aider leur filleul à découvrir Dieu et grandir dans sa relation avec lui. (En France, en cas de décès des parents, le parrain et la marraine ne sont pas les tuteurs légaux de leur filleul.)

 Représenter l’Église : ceux qui portent un enfant sur les fonds baptismaux représentent l’Église qui veille sur un de ces membres. Le parrain et la marraine ont une place privilégiée au cours de la célébration du baptême : lors de l’accueil, de la profession de foi et la renonciation au mal, du partage de la lumière. En signant les registres avec les parents, ils témoignent que l’enfant a bien été baptisé.

Parents, vous vous posez des questions pour savoir si vous allez faire baptiser votre enfant. Vous hésitez. Pourquoi ?

Peut-être par réaction contre l’éducation que vous avez reçue. Vous avez été baptisés à votre naissance. Or, ce baptême qui vous a été donné comme une grâce par le choix de vos parents, plus tard vous l’avez ressenti comme une contrainte, et vous avez connu ou vous connaissez crise et révolte.

Ou encore, peut-être ne savez-vous pas bien où vous en êtes aujourd’hui. Vous êtes devenus incertains dans votre adhésion à la foi. Vous êtes déconcertés par les changements successifs intervenus dans la vie de l’Église. Peut-être, enfin, vous trouvez-vous sans repères, sans communauté d’Église, sans compagnons de route pour avancer dans cette marche vers Dieu. Bref, vous hésitez à embarquer votre petit enfant dans cette aventure spirituelle dont vous-mêmes vous êtes éloignés, par rapport à laquelle vous avez pris vos distances, en gardant le souvenir (d’ailleurs plus ou moins distinct) d’une certaine pression familiale.

Mais à l’inverse, vous hésitez tout autant à interrompre une transmission. Je me souviens à cet égard d’une réflexion que j’ai entendue, lorsque j’étais curé, de la bouche d’un père de famille non pratiquant. Il m’a dit à peu près : « Je viens vous voir parce que je voudrais que mon enfant reçoive de l’Église ce que j’ai reçu, même si moi je n’y adhère pas. Pour ma part, je n’ai pas puisé dans cette richesse de la foi familiale. Mais je voudrais qu’elle lui soit quand même transmise. Voilà pourquoi je demande que mon enfant soit baptisé. » J’ai été surpris par la démarche de cet homme, intellectuel à l’esprit assez critique, issu d’un milieu catholique très marqué. Son souci de ne pas rompre la chaîne n’était pas fidélité à un ordre social, ni respect de coutumes ancestrales, ni conformité à une identification culturelle. Non, c’était vraiment le sentiment qu’il ne fallait pas rompre la transmission de la vie divine, de même qu’il n’avait pas rompu la transmission de la vie humaine.

Parents qui hésitez, par votre attitude, vous mettez le doigt sur une réalité essentielle. La voici : baptême et foi sont inséparables. Ils naissent l’un de l’autre, au point qu’il est exact de dire que la foi est le fruit du baptême, ce baptême qui est la porte d’entrée dans la vie chrétienne et l’accès aux autres sacrements de l’Église. Surprenant, n’est-ce pas ?

Celui qui est baptisé l’est pour recevoir la foi, et non parce qu’il l’aurait déjà suffisamment. On comprend dès lors qu’un petit enfant puisse recevoir le baptême comme une grâce qui lui advient et dont il n’a pas conscience. On ne peut pas dire qu’il pose des actes de foi comme le fait un nouveau baptisé adulte. Mais il reçoit en lui la foi comme un germe de vie et de liberté que l’Esprit Saint, agissant en lui et par l’Église, va éveiller, déployer, nourrir. C’est parce qu’il a été choisi par Dieu « dès le sein de sa mère », comme Jérémie (1, 5), comme Jean le Baptiste (Luc 1, 15), comme Jésus (Luc 1, 42), comme Paul (Galates 1, 15), comme tout être humain (Psaume 139, 13), qu’il reçoit le pouvoir de choisir librement la volonté de Dieu tout au long de sa vie.

Cardinal Jean-Marie Lustiger – Le baptême de votre enfant – Editions Fleurus

Qui peut-être baptisé ?

Tout le monde peut être baptisé, quelque soit son âge.

Pour les petits enfants, seuls les parents peuvent demander le baptême. Même si l’un des deux parents n’est pas baptisé, même s’ils ne sont pas mariés, ni civilement ni à l’église, même s’ils sont divorcés et remariés, l’Église les accueille. Ils peuvent demander le baptême pour leur enfant. L’Église leur demandera seulement de s’engager à donner une éducation chrétienne à leur enfant.

Lorsque l’enfant est en âge de comprendre (à partir de la Maternelle) il est demandé aux parents de l’accompagner à un temps spécifique de préparation dans le cadre de l’Éveil à la Foi.

Les enfants de plus de 6 ans et les adolescents sont invités à participer au catéchisme ou à l’aumônerie. La préparation est un peu différente. 

Les adultes peuvent également être baptisés. Le baptême a lieu traditionnellement la nuit de Pâques. Le temps de préparation s’échelonne sur un ou deux ans. Les futurs baptisés sont appelés « catéchumènes ». 

A qui s’adresser ? Faut-il s’inscrire ?

Le bureau d’accueil de la paroisse est ouvert en semaine le matin (lundi-samedi) de 10h00-12h00.

La personne qui vous accueillera transmettra votre demande au curé de la paroisse et à l’équipe chargée de la préparation au baptême. Elle vous demandera peut-être de remplir dès maintenant une fiche d’inscription et de choisir une date. C’est équipe de préparation au baptême qui prendra contact avec vous.


Quand aura lieu le baptême ?

Les baptêmes ont souvent lieu le dimanche à la fin de la messe. Entre la première démarche et le baptême, il s’écoule environ 3 mois.

Qui baptisera mon enfant ?

Ce n’est pas toujours le prêtre de la paroisse qui baptise les petits-enfants. Il a parfois confié cette mission à un diacre. Le diacre est un homme, souvent marié et père de famille, qui a été ordonné pour être au service de l’Eglise et plus particulièrement de la vie sacramentelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *